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Guadeloupe
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La Guadeloupe est une
Région-Département située à 7.000 Km de la métropole. La population
totale est estimée à 422.000 dont 380.000 habitants sur le
"continent". Il y aurait 56.000 demandeurs d'emplois et 24.000 RMIstes. Le
chef-lieu est BASSE-TERRE. Le centre économique du département
se situe dans la zone de POINTE-A-PITRE. Depuis une dizaine d'année,
le PIB progresse de 8% l'an contre 2,5 en métropole et le nombre
d'emplois créés est de 2.500 l'an alors qu'il régressait en France.
L'inflation est voisine de 1% l'an, contre 2 à 2,5% au niveau
national.
A 150 Km de la Martinique, île sœur monobloc et volcanique, la
Guadeloupe se caractérise par ses 2 îles, l'une volcanique, et
l'autre formée par un plateau relevé par la plaque caraïbéenne
sur celle de l'atlantique. Elle comprend un territoire dit "continental"
et des dépendances proches comme Les Saintes, Marie-Galante, la
Désirade, et plus au nord vers Haïti - St-Domingue: St-Barth et
St-Martin.
La majorité de la population est antillaise et y cohabitent Indiens,
métropolitains et Libanais.
Le climat y est tropical avec une saison de pluies de Mai à
Décembre et de cyclones (dite de l'hivernage), et une période sèche de Janvier à
Avril (dite de Carème). Le
volcan de la Soufrière est actif, mais confiné, et contrôlable.
Les tremblements de terre y sont fréquents mais pas ressentis
par la population.
Les services hospitaliers sont de bonne qualité et l'enseignement
y est complet avec une répartition des études universitaires entre
la Martinique et la Guyane.
L'île est bien pourvue de magasins hyper et supermarchés. Pour
une telle population, la vie culturelle peut être considérée comme
intense pour autant qu'on la souhaite.

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| Historique
de la Guadeloupe |
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Le "Big Bang"
aurait 15 milliards d'années et notre univers perceptible 11
milliards.
Alors qu'il est estimé que la vie biologique a dû commencer
il y a environ 3,8 milliards d'année, les plantes éponges (1,5
Mds), les poissons (0,5 Md), les reptiles (300 millions), les
mammifères (60 millions), 4,5 millions probable réalisation
de la Lune, quant à la formation physique de la Guadeloupe,
elle se situe à moins de 4 millions d'années, l'Homo erectus
1,5 millions.
La 1ière esquisse de l'Homme actuel sur la terre: 250.000 et
le 1er Homo Sapiens, env. 50.000 ans av. JC.
Premier village, l'agriculture et l'élevage = 5 000 ans, la
poterie = 4 000 ans, l'écriture moins de 4 000 ans, la roue
3 000 ans, Jésus-Christ = an 0.
4 000 ou 3 500 ans av. JC: des hommes pénètrent dans l'arc caraïbéen,
appelés ciboneys (ou syboneys), ils étaient de l'ère précéramique.
vers 400 ans av. à 100 ap. JC, les Huécoïdes: des bords du fleuve
"Orénoque" du Venezuela, les Arawaks (ou Ignéris) semblent avoir
fui des peuplades plus guerrières que la leur, et passèrent
par Trinidad avant de remonter les îles. Cette implantation
s'est effectuée par vagues successives, de gens de cultures
diverses mais de même origine de base, tels les Taïnos, peuples
de pêcheurs et de cueilleurs, agriculteurs-potiers, de culture
dite pré-colombienne, ils ne manquaient pas d'un certain savoir-faire
en sculpture et en poterie. Ils apportèrent le manioc. Ils s'installèrent
en Guadeloupe entre le III° et IV° siècle, près de Capesterre
mais aussi près du Moule, et très probablement à Marie-Galante,
mais surtout en Martinique où St-Marie paraît être leur capitale
dans les Antilles. (certains de
leurs descendants vivraient à Cuba et à St Domingue).
52 avant J-C Jules CESAR envahit la gaule habitée par des peuplades
diverses.
481: CLOVIS devient le Premier Roi des Francs, préfigurant la
France.
Il y a 1520 années. L'entité nationale la plus ancienne vivante
actuellement.
555 Formation du dernier dôme de la Soufrière,
800 Empire de
Charlemagne, préfigurant l'Europe.
1000 env.: Les Caraïbes ou Kalinas (=guerrier), de même provenance
que leurs prédécesseurs, proches des mayas, déferlent sur les
Caraïbes en contournant Trinidad. Ils dominèrent l'arc de leur nom de 1400 à 1500. Ils tuent les
hommes (certains disent qu'ils étaient anthropophages, il se
pourrait que ce ne soit que des rites funéraires d'hygiène social),
ils réduisent les femmes arawaks à l'esclavage. Il s'en
trouve
très certainement encore, métissés, à la Dominique, Mosquito
et Bay-Islands.
an 1100 : création de la France.
1493 Christophe COLOMB débarque à Marie-Galante, puis à Ste-Marie
de la Guadeloupe. Christophe COLOMB nomme l'île, désignée jusqu'alors
par les Arawaks "KARUKERA = île aux belles eaux" du nom de GUADALUPE
(d'où Guadeloupe) en reconnaissance à notre Dame de Guadalupe
d'Estramadure à qui il avait fait vœu avant son premier
voyage. L'aventurier n'y resta que 6 jours, les villages étant
vides. Période estimée où le roi du MALI faisait parvenir
vivant un éléphant d'Afrique à l'empereur de Chine !
1496 Second passage de Christophe Colomb à son retour vers l'Europe,
où ce dernier fut encore moins bien accueilli.
1499 : Americ VESPUCE, navigateur italien touche le Venezuela
(petite venise), un libraire de St Dié (France) édite ses aventures
et nomme ces terres "AMERIQUE".
1500 Mise en point de l'imprimerie.
Pendant 120 ans, la Guadeloupe
identifiée est délaissée, elle sert d'escale pour se ravitailler
en eau et en bois. Les premiers espagnols qui reviennent pour
s'y installer " se seraient fait manger ", comme les premiers
français ( ?).
1625 : Les Français avec les Anglais tâchent de prendre possession
des conquêtes espagnoles à partir de St-Christophe qu'ils se
partagent (aujourd'hui = St Kitt).
1635 à l'initiative de Belain d'Esnambuc, les français débarquent
à St Rose, au lieu-dit Pointe Allègre, le 24 Juin, à la tête
de L'OLIVE et de DUPLESSIS d'Ossonville, gentilshommes normands,
avec 500 engagés partis de Dieppe, qui doivent payer leur voyage
par un travail de 36 mois. Fièvre jaune en 1637.
De 1635 à 1664, la Guadeloupe est sous l'autorité de la Compagnie
des Isles de l'Amérique. La compagnie de Saint-Christophe, créée
en 1626, puis la compagnie des Îles d'Amérique (1635-1650),
qui la remplaça, recouvrent une association regroupant d'un
côté des marchands normands, de l'autre des aventuriers, écumeurs
de mers qui cherchent à faire fortune dans les mailles du monopole
espagnol en capturant les navires non protégés et en vendant
les cargaisons aux colons établis dans les îles. Dix ans plus
tard, en 1635, le choix de la Guadeloupe et de la Martinique
montre la détermination de la France de Richelieu à créer des
bases économiques et navales dans cette région des Caraïbes
et à s'insérer dans le commerce de traite négrière et le pillage
dans lequel réussissaient les Anglais et les Néerlandais.
1644 : introduction de la canne pour le sucre, activité peu
importante. A l'époque, on cultive plutôt, le café, le coton,
on exploite les bois précieux, les épices..
1645 : première arrivée d'esclaves d'Afrique dans les Caraïbes
et enrôlement de galériens libérés, de protestants, et de
"filles
de joie".
1649, l'île est vendue par la Compagnie à HOUËL.
1650 Probable
arrivée des premiers esclaves en Guadeloupe.
1654 arrivée d'une
centaine d'Hollandais en provenance du Brésil qui perfectionnent
la culture de la canne et implantent le Cacao en 1660.
1656 révolte des esclaves qui devaient être 3.000 sur une population
inférieure à 15.000.
1659 Partage de la Guadeloupe entre "Seigneurs-particuliers" et "Seigneurs propriétaires".
1664 La Guadeloupe passe des seigneurs
à la Compagnie des Indes Occidentales créée par Colbert. pratique
des 50 pas géométriques, (du "pied de Charlemagne", et non du
" pas " anglais),
1669 : Le gouvernement de la Guadeloupe est
réuni à celui de la Martinique qui possédait un vrai port. 1674
: Louis XIV rattache les Antilles au domaine royal.
1685 : Introduction du Code Noir qui restreint les droits des
Planteurs à l'égard des Esclaves. L'esclave est qualifié de
"meuble" insaisissable, il est donc incapable au sens juridique
mais il devait être instruit dans la religion chrétienne, et
une fois baptisé et dès lors marié, il jouissait du repos dominical,
pouvait posséder un petit pécule rémunérant ses activités extra-professionnelles;
hors ce pécule, il ne peut rien posséder, et s'il n'a aucune
responsabilité civile, il doit répondre pénalement; les châtiments
étaient réglementés (chaînes ou barres; bâton ou fouet limités
à 50 coups, puis ce fut interdit au maître); âgé ou infirme,
il doit aller à l'hôpital aux frais de son maître.
1691 : les Anglais pénètrent en Guadeloupe mais ne peuvent y
rester,
1703 : autres assauts des Anglais, 1ier voyage du Père LABAT,
dominicain,
1716 : légalisation de l'esclavage,
1720 - 1790
prospérité: les sucreries passent de 111 à 278 principale sur
la Grande-Terre; implantations de café, cacao et tabac,
1738
Introduction des moulins à vent remplaçant ceux mus par la force
animale.
Vers 1750, plus de 400 sucreries fonctionnent en Martinique
et probablement autant en Guadeloupe. Le sucre est raffiné
à Bordeaux, Nantes et Dunkerque. L'opulente St-Domingue, possession
française, étalent ses richesses dans toute
l'Amérique. Le Cap abrite pas moins de 20.000 âmes. Ces réussites
attisent les appétits anglais, ce fut la Guerre de 7 ans et
une catastrophe pour le commerce français.
1755 : 40.000 quintaux de sucre contre 180.000 en 1760; Guerres
de Succession d'Autriche (1741-1748), de Sept Ans (1756-63)
Guadeloupe est au centre des enjeux.
1758 : arrivée des anglais: fondation de Pointe-à-Pitre.(Peter
= Pierre)
1759-63
développement de Pointe-à-Pitre, et entrées massives d'esclaves
par les Anglais, entre 18 et 30.000,
1763 :Le traité de Paris
met fin à la Guerre de Sept Ans. La France cède le Canada, Anguilla,
St-Christophe, Barbade, Antigua, Montserrat, Dominique, St-Vincent,
Grenade et Grenadines à l'Angleterre contre la Guadeloupe et
la Martinique.
De 1763 à 1769, la Guadeloupe a sa propre administration.
1771 : La Guadeloupe devient économiquement indépendante
de la Martinique et reprend son autonome en 1775.
1777 : le
café est implanté sur pas moins de 12.000 ha sur la côte sous
le vent et sur les zones accidentées de la Grande-Terre.
1787 : La Guadeloupe est dotée d'une Assemblée coloniale pour
fixer les impôts et devint une juridiction. Décembre 1789 :
Le Gouverneur de Clugny réunit à Petit-Bourg l'Assemblée coloniale
pour calmer les antagonismes entre Basse-Terre et la Grande-Terre.
On dénombre sur 107 000 habitants, 90 000 esclaves, 3 000 libres,
soit 14 000 blancs,
1790 : 391 sucreries dont 203 en Grande-Terre.
1792 révolte et indépendance de Marie-Galante,
1793 révolte
à Trois-Rivières et massacre de blancs le 20 Avril.
1793 1er
vol humain mondial à PARIS dans une montgolfière.
1794 occupation
anglaise le 20 Avril délogée par Victor HUGUES le 2 juin et
promulgation de la 1ière abolition de l'esclavage par la Convention
de l'An II et nombreuses exécutions de colons (favorables aux
anglais) qui fuirent l'île.
De 94 à 98, les corsaires français capturent pas moins de 800
navires anglais. Sous la pression de l'insurrection des Nègres
esclaves de Saint-Domingue en août 1791, les commissaires civils
envoyés par la Convention durent proclamer le 29 août 1793 dans
la moitié nord et le 4 septembre dans la moitié sud la liberté
générale. La Convention montagnarde confirma et renforça ces
décisions des commissaires par son décret du 16 pluviôse an
II (4 février 1794) qui abolit l'esclavage dans les colonies
françaises. Elle dépêcha en Guadeloupe deux commissaires, Pierre
Chrétien et Victor Hugues, pour appliquer la loi d'abolition,
avec mission de reprendre l'île aux occupants anglais. Elle
dut affronter la force expéditionnaire, commandée par le général
Antoine Richepanse. Vaincus en partie à cause des tergiversations
des deux chefs Magloire Pélage et Louis Delgrès, officiers d'origine
martiniquaise qui ne voulurent jamais franchir le pas et faire
la guerre révolutionnaire comme en Haïti.
1797 la Guadeloupe devient Département,
1797 1er saut en parachute
par un français à Paris.
1802 : Par le traité d'Amiens, Ste-Lucie,
la Martinique et la Guadeloupe sont confirmées à la France.
Le comportement outrancier de V. Hugues a entraîné la Guadeloupe
dans le désordre. La Guadeloupe se révolte: 300 soldats se donnent
la mort avec Louis Delgrès qui s'opposait à Lacrosse. L'esclavage
est rétabli (les insurgés furent décimés ou déportés en masse
sur les côtes américaines). Perte du statut de Département.
Un arrêté du Premier Consul annule ainsi, à la Martinique et
à la Guadeloupe, les effets de la Révolution. Les intellectuels
reprennent le flambeau de la libération des esclaves: Lamartine,
Tocqueville, Broglie....
1802 -1848 déclin du tabac et du coton, développement de la
Canne,
1810 les Anglais qui ont besoin d'une monnaie d'échange,
se réinstallent en Guadeloupe (Gwadloup) et pratiquent un affranchissement
politicien (1.000 en bénéficieront),
1813 les Anglais donnent
l'île à la Suède,
1814 les français la reprennent des mains
des Anglais par Traité sans que les Suédois puissent arriver,
1815 retour des Anglais,
1822 Période estimée de la fin de l'immigration
forcée.
1825 Premier chemin de fer.
1830 troubles sociaux.
1837 Auguste
Bébian fonde à la Guadeloupe la première école pour les enfants
de couleur. Pointe-à-Pitre est détruite par un tremblement de
terre, et bon nombre de sucreries et moulins à vent.
27 avril
et 22 mai 1848 : Abolition de l'esclavage par le II° République
considérée comme un acquis de Victor SCHOELCHER (en oubliant,
un peu vite : révoltes, nègres marrons, Haïti, tous les lobbies
anti-esclavagistes). Ce sont 87.000 guadeloupéens, sur une population
de 128.000 âmes, qui deviennent citoyens. Il est fait, dès lors,
appel aux travailleurs Hindous "coolies", à des Africains et
à des Chinois, sous contrat pour poursuivre les récoltes de
cannes, mais ces dernières commencent à être sérieusement concurrencées
par le sucre de betteraves, et le monopole du sucre des Antilles
est désormais battu en brèche. De nouvelles cultures apparaissent:
ananas, riz.
1843 - 1880 le temps des usines pour la canne, sucre et rhum
; les moulins à vent sont remplacés par les moulins à vapeurs.
Cette évolution a été accélérée par la nécessité de reconstruire
après le tremblement de terre de 1843. Aussi, les rendement
passent de 56% de jus à 80%. 1848, nombre d'anciens esclaves
préfère s'installer sur les terres de Bois-Debout (Capesterre-Belle-Eau)
pour exploiter des terres qu'ils peuvent acquérir. Face à la
pénurie de main d'œuvre, les colons demandent une aide pour
prendre en charge pour les Antilles l'envoi de près de 10.000
Indiens
et Chinois. La Monarchie refuse. Les grands propriétaires font
appel aux îliens de Madères et des Açores (soit 53 portugais
en 1846, 218 en 1848 et 300 en 1853). Mais ceux-ci, après avoir
effectué leur temps sur les terres, optent pour le commerce.
Les colons obtiennent l'autorisation en 1852 de faire installer
Indiens et Chinois ; l'état participe à 250FF, la colonie à
100FF et l'employeur à 150FF. Arrivée à compter du 24/12/1854
de 314 Hindous pour des contrats de 5 ans jusqu'en 1889. Ainsi,
il y eut pas moins de 40.000 Indiens d'Inde, 400 Chinois et
XXXX (nombre que nous recherchons, certainement très important-
NDL) Africains (dont principalement du Congo), sous contrat.
Ces arrivées permirent de faire passer les surfaces cultivées
en canne de 16.000 à 17 394 ha en 1869, ce qui représentait
55% des terres.
1869, ouverture de l'usine de Darboussier.
1853 : Création des
Banques à la Martinique et à la Guadeloupe par la loi de 1851
pour aider les propriétaires confronter à la perte de leur
main d'œuvre peu onéreuse.
1864-65 Epidémie de choléra qui toucha pas moins de 12.000 personnes.
1865 La Guadeloupe dénombre 150 000 habitants,
1880 : Le français Ferdinand de Lesseps commence à percer le
Canal de Panama, nombre de Guadeloupéens y partent, y meurent,
mais beaucoup y vivent encore.
1880 - 1915 crise sucrière, arrivée d'italiens et de syro-libanais.
Les sucreries se transforment en distilleries.
1886 Premières automobiles.
1898 élection de Hégésippe Légitimus,
premier député noir,
1899 troubles sociaux.
1903 Premiers avions.
1910 troubles sociaux, une dizaine d'ouvriers sont tués à St-François.
1914-1918 1 470 Guadeloupéens mourront au front.
1918 - 1928 prospérité sucrière et forte exportation pendant
la grande Guerre...,
1922 les 15 947 Hindous qui souhaitaient
rester sur l'île obtiennent d'être français, alors que la quasi
totalité des Chinois ont quitté l'île.
1923, 514t de bananes sont
exportés et 1.400 en 1927.
1924 : troubles sociaux.
1928 - 1936 crise sucrière due à la
sécheresse, après le grand cyclone de septembre, on dénombre
1.500 morts, il ne reste plus un seul moulin à vent et pas moins
de 100 édifices publics doivent être reconstruits par Ali TUR,
1936 Premiers postes de Télévision.
1940: Les bateaux "Amour de Dieu" et "Dieu Protège" relient
à la voile Pointe-à-Pitre à la Désirade en 2 jours.
1940-1945 "An tan SORIN" sous le gouvernement de Vichy,
15 Juillet
1943 Ralliement des Antilles au Comité français de la Libération
nationale, Mme MAURINIER, guadeloupéenne, est l'unique "Compagnon
de la Libération" des Antilles.
1944 : Création de la Caisse Centrale.
1946 Premier ordinateur.
19 mars 1946 : Avant la constitution de la IV° République et
à l'unanimité, la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane et la Réunion,
(les 4 vieilles) sont
érigées en département à la demande plus particulière de: Mme
Félix EBOUE, Mr Gaston MONNERVILLE, Mr Raymond VERGES, et sur
le rapport de Mr Aimé CESAIRE. Ce que n'obtiendront pas les
3 "départements" de l'Algérie! Les "4 Vieilles" sont plus anciennes
que la CORSE, l'ALSACE et la LORRAINE.
1950: Les bateaux "Amour de Dieu" et "Dieu Protège" motorisés
relient désormais Pointe-à-Pitre à la Désirade en 4 heures.
1957 Premier satellite artificiel autour de la Terre.
Création
du Marché Commun de l'Europe (Traité de ROME qui intègre dans
son ensemble les départements d'Outre-mer, tout en bénéficiant
d'un régime spécial).
1958 V Constitution: "Art. 73 - Le régime législatif et l'organisation
administrative des départements d'outre-mer peuvent faire l'objet
de mesures d'adaptation nécessitées par leur situation particulière."
1958 : La caisse de sécurité sociale ouvre avec des restrictions
au niveau des prestations sociales et des allocations familiales.
1959: L'IEDOM remplace la Caisse Centrale.
1960 : Plan du Général Nemo qui, principalement de 1966 à 75,
permit l'émigration de 150 à 250.000 guadeloupéens vers la métropole
tant pour y réduire un chômage latent que, et surtout, pour
freiner l'immigration algérienne.
1963: création du Groupe d'Organisation Nationale Guadeloupéenne
(GONG).
1964 - 1970 réforme foncière,
1966 la France quitte l'OTAN,
tension avec les USA, construction de la piste du Raizet.
1967
Premiers pas de l'Homme sur la Lune.
Emeutes à Pointe-à-Pitre: 80 morts officiellement, 120
probables.
1966/75 transfert vers la métropole ou autres
DOM de 2 500 à 3 000 personnes /an.
1975: * Les billets de la
Banque de France remplacent ceux de l'IEDOM.
* Création de l'Université Antilles-Guyane, 500 étudiant, en
1995= 5 000.
1976 éruption de la Soufrière.
1980 : Premiers attentats du GLA (Groupe de Libération Armé).
Loi du 2 mars 1982 : loi de décentralisation, en application
de la relative aux droits et libertés des communes, des départements
et des régions, est adoptée le 31 décembre 1982 par l'Assemblée
nationale pour les départements d'outre-mer.
1983: Série d'attentats par l'ARC (Alliance Révolutionnaire
Caraïbe) dont en Martinique.
1986 - Loi de Défiscalisation des
DOM (Loi dite "PONS") 11/07/86 modifiée en 93,
- Loi Littoral
réaffirmant les 50 pas géométriques de 1664 (81,20 mètres depuis
le large).
1989 création du 7ième Parc National sur 17 300 hectares de
la Basse-Terre et de la Réserve marine de 3 700 hectares. Amnistie
des nationalistes guadeloupéens.
Dans la nuit du 16 au 17 septembre
1989, le cyclone Hugo s'abat sur l'archipel: Saint-François,
Sainte-Anne, Le Moule, Anse-Bertrand, Port-Louis, Petit-Canal,
Le Gosier... autant de villes sinistrées de la Grande-Terre.
On estime à 8,5 milliards de francs le coût des dégâts. Trente
mille logements sont détruits ou gravement endommagés, cinquante
mille familles sont sans abri, sans eau potable, ni électricité.
La récolte de bananes, les cultures vivrières ont été détruites
dans leur totalité et le bétail a beaucoup souffert.
1990: Création d'une Zone franche à Jarry, sur 20 hectares, opérationnelle
sur 75.000m².
1992 Maastricht (Europe) reconnaissance de la situation d' "ultrapériphéricité"
des DOM, avec droits prioritaires dans les actions tel que FSE,
FEDER, FEOGA, POSEIDOM, REGIS, FED. 1994 Loi PERBEN pour une
relance de l'emploi par des aides octroyées aux entreprises,
- Prise de conscience en Guadeloupe que l'EUROPE est un partenaire
et non un ennemi ! - Approbation du POI-Guadeloupe, soit un
plan d'investissement de 7 Milliards entre 94 et 99. 1.000 entreprises
à Jarry et 10 000 emplois, seuls 325 hectares/650 sont exploités
.
1995 : WTC, Intégré dans le réseau de 204 villes internationales.
1996: La Désirade est à 45 minutes de la Guadeloupe. Harmonisation
des Prestations sociales et du SMIC.
1998 : L'Aéroport Pôle Caraïbes accueillent 1 978 000 passagers.
1999 : Recensement : 428 000 habitants.
2001 : Loi d'Orientation
des DOM, Docup.
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Economie de la Guadeloupe |
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GEOGRAPHIE .SUPERFICIE: 1 702 km2 .DENSITÉ 99 : 248 H/Km2 .
CHEF LIEU: BASSE-TERRE. DÉMOGRAPHIE Population 1999 : 422 000
HABITANTS Taux de natalité : 18°/°°° dont 68% hors mariage. Nombre
de ménages : 124.400
DONNEES GENERALES PIB 95 : 27.164 millions F. .PIB/H 96 : 68.800
F Population active (1997) : 182 000 Taux de chômage (1999) :
29,8 % . Homme: 25 % .Femme: 37 % . Demandeurs d'emploi (1/12/98)
: 52 000 ÉCONOMIE (1/1/99) Nombre d'ENTREPRISES : 33 340 BTP :
5 770 INDUSTRIES : 2 659 COMMERCES : 10 418 SERVICES ET TRANSPORTS
: 14 493 TRANSPORT (1/1/99) AERIEN Nombre de passagers : 1 978
000 Fret AERIEN commercial (arrivée) : 11 000 t (départ) : 5 000
t Fret MARITIME commercial (arrivée) : 2 518 000 t (départ) :
325 000 t TOURISME (1998) Nombre de chambres: 7 060 Nombre de
TOURISTES : 573 000 Métropole/DOM : 460 000 .soit 80,2 % USA +
CANADA: 15 000 .soit 2,6 % Europe: 42 000 .soit 7,3 % Caraïbes
: 54 000 .soit 9,5 % Autres: 2 000 .soit 2 %
COMMERCE EXTÉRIEUR 98 .IMPORTATIONS: 10 662 millions F. .EXPORTATIONS
: 667 millions F. AGRICULTURE - FORET - PÊCHE 97 Nombre d'exploitations
: 11 936 CANNE TRAITÉE: 500 000 t. BANANE: 108 000 t. PECHE: 8
000 t. SUCRE: 38 000 t. RHUM: 63 000 hl. Sources INSEE
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| Infos
pratiques de
la Guadeloupe |
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Les caraïbes sont les lieux de manifestations naturelles importantes
mais qu'il convient de demystifier sans pour autant les ignorer:
* Les cyclones : A chaque hivernage, entre juin et décembre, mais
plus particulièrement de septembre à novembre, la population
réagit à la moindre alerte émise par la préfecture. Bien préparé,
et habitant dans une maison en dur , il n'y a pas lieu de s'inquiéter
autres mesures.
* Les tremblements de terre : certes, il y a entre 350 et 500 tremblements
de terre par an, mais en 10 ans , seuls 3 ou 4 ont été effectivement
ressentis et sans dégât majeur.
* Les risques volcaniques : La Soufrière est en activité permanente
et par jour de beau temps, les fumerolles sont visibles au dessus
de ses cratères. Elle est d'un type de volcan "qui a la délicatesse"
de prévenir avant d'exploser ! Aussi, celle-ci est couverte de sismographes
et un bulletin mensuel est communiqué à la population chaque mois.
Autres propos couramment exprimés: ·
La vie chère : Les
moyens de transport entre l'Europe et la Guadeloupe se modernisant
sans cesse, la concurrence entre 3 hyper marchés font que le coût
de la vie n'est plus aussi chère qu'elle le fut. De plus, il est
clair que le coût quotidien dépend aussi de sa façon d'acheter,
aux marchés locaux ou dans des rayons de produits qu'européens.
Le coût de la vie est à rapprocher de celui de la région parisienne.
Notons que plus de 40% de la population est fonctionnarisé, et ils
ont besoin de justifier leurs "40% de vie chère".
Les animaux : Il n'y a en Guadeloupe ni serpent, ni araignée, ni
autres animaux dangereux. Seul, le mille pattes (scolopendre) est
à craindre pour les très jeunes enfants: son venin correspond à
celui du scorpion.
Il y a des blattes et des moustiques comme dans tous les pays tropicaux.
En plus de la mer… il y a beaucoup de coins charmants |
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Martinique
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La Martinique est une Région-Département située à 7.000 Km de
la métropole. La population totale est estimée à 377.000 en 1997
pour une surface de 1.128 km² (population supérieure à la Corse
pour une surface de 7 fois inférieure). L'Insee y dénombre 48.500
demandeurs d'emplois (29,2% de la population active) et 26.500
RMIstes. Depuis une dizaine d'année, le PIB progresse de 5% l'an
contre 2,5 en métropole et le nombre d'emplois créés y est faible
alors qu'après de fortes baisses il repart en métropole. L'inflation
est voisine de 1% l'an, contre 2 à 2,5% au niveau national. Située
dans les Petites Antilles, île monobloc, à 150 Km au sud de la
Guadeloupe "île sœur", et séparée à 30 Km de
la République de la Dominique anglophone. La Martinique est un
massif volcanique situé sur la plaque caraïbéenne sous laquelle
glisse celle de l'atlantique. Au sud, elle est voisine à 30 Km
de Sainte-Lucie, également anglophone.
La majorité de la population
est antillaise, y cohabitent quelques Chinois et quelques
métropolitains.
Le climat y est tropical avec une saison de pluies et de cyclones
de Mai à Décembre, dite hivernage , et une période sèche de Janvier
à Avril ou "carême". L'île est assez souvent traversée par des
alizés venant de l'est.
Le volcan de la montagne Pelée est endormi depuis
1932 et tous les autres depuis des siècles.
Les tremblements de
terre y sont fréquents mais très généralement pas ressentis.
Les
services hospitaliers sont de bonne qualité et l'enseignement
y est complet avec une répartition des études universitaires entre
la Guadeloupe et la Guyane.
L'île est bien pourvue de magasins,
galerie, hyper et supermarchés.
Pour une telle population, la
vie culturelle peut être considérée comme intense pour autant
qu'on la souhaite.

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| Historique
Martinique
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Le "Big Bang" aurait 15 milliards d'années et notre univers perceptible
11 milliards.
Alors qu'il est estimé que la vie biologique a dû commencer il
y a environ 3,8 milliards d'année, on daterait les plantes éponges
à 1,5 Mds, les poissons à 0,5 Md, les reptiles à 300 millions,
les mammifères à 60 millions. La naissance de la Lune est évaluée
à 4,5 millions d'années. L'Homo erectus: 1,5 millions. Quant à
la formation physique de la Martinique, elle est située à moins
de 400.000 ans.
La 1ière esquisse de l'Homme actuel sur la terre est estimée à
250.000 ans, le 1er Homo Sapiens, env. 50.000 ans av. JC. Premier
village, l'agriculture et l'élevage = 5 000 ans, la poterie =
4 000 ans, l'écriture moins de 4 000 ans, la roue 3 000 ans, Jésus-Christ
= an 0.
Vers 4 000 ou 3 500 ans av. JC: des hommes pénètrent dans
l'arc caraïbéen, appelés ciboneys (ou syboneys), ils étaient de
l'ère précéramique.
Vers 400 ans av. à 100 ap. JC, les Huécoïdes: des bords du fleuve
"Orénoque" du Venezuela, les Arawaks (ou Ignéris) semblent avoir
fui des peuplades plus guerrières que la leur, et passèrent par
Trinidad avant de remonter les îles.
Cette implantation s'est effectuée par vagues successives, de
gens de cultures diverses mais de même origine de base, tels les
Taïnos, peuples de pêcheurs et de cueilleurs, agriculteurs-potiers,
de culture dite pré-colombienne, ils ne manquaient pas d'un certain
savoir-faire en sculpture et en poterie. Ils apportèrent le manioc.
Ils s'installèrent en Martinique [qu'ils appelaient "Jouanacaera"
"île aux iguanes"] entre le III° et IV° siècle, surtout à St-Marie
qui semble avoir été leur capitale dans les Antilles. (il vivrait
encore certains de leurs descendants à Cuba et à St Domingue).
52 avant J-C Jules CESAR envahit la gaule habitée par des peuplades
diverses.
481: CLOVIS devient le Premier Roi des Francs, préfigurant la France.
Il y a 1520 années. L'entité nationale la plus ancienne,
vivante actuellement.
800 Empire de Charlemagne, préfigurant l'Europe.
1000 env.: Les Caraïbes ou Kalinas (=guerrier), de même provenance
que leurs prédécesseurs, proches des mayas, déferlent sur les
Caraïbes en contournant Trinidad. Ils dominèrent l'arc de leur
nom de 1400 à 1500. Ils tuent les hommes (certains disent qu'ils
étaient anthropophages, il se pourrait que ce ne soit que des
rites funéraires d'hygiène social), ils réduisent les femmes arawaks
à l'esclavage. Ils s'en trouvent très certainement encore, métissés,
à la Dominique, Mosquito et Bay-Islands. Ils nomment l'île : "Madininia"
"île aux fleurs", mais une autre dénomination a été déchiffrée
"Matininio" (enfant sans père - par suite du départ des hommes
de l'île, y ayant laissé les femmes) qui donnât "Matinique" qui
se transforma vers 1850 en "Martinique".
an 1100 : création de
La France.
1493 Christophe COLOMB, à son second voyage, débarque à Marie-Galante,
puis à Ste-Marie de la Guadeloupe.
1502, lors de sa 3ième expédition,
Christophe COLOMB aborde la Martinique le 15 Juin après 1 mois
et demi de traversée. L'aventurier n'y resta que 6 jours, les
villages étant vides.
Période estimée où le roi du MALI faisait
parvenir, vivant, un éléphant d'Afrique à l'empereur de Chine
! 1499 : Americ VESPUCE, navigateur italien touche le Venezuela
(petite venise), un libraire de St Dié (France) édite ses aventures
et nomme ces terres "AMERIQUE".
1500 Mise en point de l'imprimerie.
Pendant 120 ans, la Martinique
comme la Guadeloupe identifiées sont délaissées, elles servent
d'escale pour se ravitailler en eau et en bois. Les premiers espagnols
qui reviennent pour s'y installer " se seraient fait manger ",
comme les premiers français ( ?).
1625 : Les Français avec les Anglais tâchent de prendre possession
des conquêtes espagnoles à partir de St-Christophe qu'ils se partagent
(aujourd'hui = St Kitt).
1644 introduction dans la région de la canne pour le sucre, activité
peu importante à ce moment là.
1645 première arrivée d'esclaves d'Afrique dans les Caraïbes et
enrôlement de galériens libérés, de protestants, et de
"filles
de joie".
1650 Du Parquet achète à la Compagnie des Isles d'Amérique créée
par Richelieu 4 îles dont la Martinique. La compagnie de Saint-Christophe,
créée en 1626, puis la compagnie des Îles d'Amérique (1635-1650)
qui la remplaça, recouvre une association regroupant d'un côté
des marchands normands, de l'autre des aventuriers, écumeurs de
mers qui cherchent à faire fortune dans les mailles du monopole
espagnol en capturant les navires non protégés et en vendant les
cargaisons aux colons établis dans les îles.
Dix ans plus tard, en 1635, le choix de la Guadeloupe et de la
Martinique montre la détermination de la France de Richelieu à
créer des bases économiques et navales dans cette région des Caraïbes
et à s'insérer dans le commerce de traite négrière et le pillage
dans lequel réussissaient les Anglais et les Néerlandais. A l'époque,
on cultive plutôt, le café, le coton, on exploite les bois précieux,
les épices.
1650 Probable arrivée des premiers esclaves en Guadeloupe.
1654 arrivée d'Hollandais en provenance du Brésil qui
perfectionnent
la culture de la canne et implantent le Cacao en 1660.
1660 La Martinique paraît peuplée de 6.000 âmes, 50% d'origine
européenne dont 25% de Normandie et 50% de gens dit de couleurs.
Naissance de la pratique des 50 pas géométriques, (du "pied de
Charlemagne", et non du " pas " anglais),
1665-66 Augmentation
des prix et disette provoquent des troubles au Précheur et à Case-Pilote
puis au Marigot.
1674 Louis XIV rattache les Antilles au domaine
royal.
1685 : Introduction du Code Noir qui restreint les droits des
Planteurs à l'égard des Esclaves. L'esclave est qualifié de "meuble"
insaisissable, il est donc incapable au sens juridique mais il
devait être instruit dans la religion chrétienne, et une fois
baptisé et dès lors marié, il jouissait du repos dominical, pouvait
posséder un petit pécule rémunérant ses activités extra-professionnelles;
hors ce pécule, il ne peut rien posséder, et s'il n'a aucune responsabilité
civile, il doit répondre pénalement; les châtiments étaient réglementés
(chaînes ou barres; bâton ou fouet limités à 50 coups, puis ce
fut interdit au maître); âgé ou infirme, il doit aller à l'hôpital
aux frais de son maître. 1ier voyage du Père LABAT, dominicain,
1716 légalisation de l'esclavage,
1717, le royaume ayant besoin
d'argent lève un impôt nouveau : l'octroi appelé en Martinique
"don gratuit" car non payé. La Guadeloupe se soulève. La Martinique
suit, c'est la révolte de Gaoulé.
1720 - 1790 prospérité: les sucreries se multiplient; implantations
de café, cacao et tabac, 1738 Introduction des moulins à vent
remplaçant ceux mus par la force animale.
Vers 1750, plus de 400 sucreries fonctionnent en Martinique. Le sucre
est raffiné à
Bordeaux, Nantes et Dunkerque. L'opulente St-Domingue, possession
française, étalent ses richesses dans toute
l'Amérique. Le Cap abrite pas moins de 20.000 âmes. Ces
réussites attisèrent les appétits anglais, ce fut la Guerre de
7 ans et une catastrophe pour le commerce français.
Guerres de
Succession d'Autriche (1741-1748), de Sept Ans (1756-63), d'Amérique
(1778-83), la Martinique est au centre des enjeux.
1762-63 Première occupation anglaise. (puis 1794-1802; 1809-1814,
1815), entrées massives d'esclaves par les anglais,
Le traité
de Paris met fin à la Guerre de Sept Ans. La France cède le Canada, Anguilla, St-Christophe, Barbade, Antigua,
Montserrat, Dominique, St-Vincent, Grenade et Grenadines à l'Angleterre
contre la Guadeloupe et la Martinique.
1793 1er vol humain mondial à PARIS dans une montgolfière.
De 1794 à 98, les corsaires français capturent pas moins de 800
navires anglais dans la région.
1794 La promulgation de la 1ière abolition de l'esclavage par
la Convention de l'An II est sans effet. Sous la pression de l'insurrection
des Nègres esclaves de Saint-Domingue en août 1791, les commissaires
civils envoyés par la Convention durent proclamer le 29 août 1793
dans la moitié nord et le 4 septembre dans la moitié sud la liberté
générale.
La Convention montagnarde confirma et renforça ces décisions des
commissaires par son décret du 16 pluviôse an II (4 février 1794)
qui abolit l'esclavage dans les colonies françaises. En Martinique, plutôt que de passer à la République,
une partie de la population blanche transige avec les anglais
qui déportent les républicains aux côtés desquels se trouvent
une parties des gens de couleurs.
1797 1er saut en parachute par un français à Paris.
1802 : Par le traité d'Amiens, Ste-Lucie, la Martinique et la
Guadeloupe sont confirmées à la France.
Le comportement outrancier de V. Hugues a entraîné la Guadeloupe
dans le désordre. L'esclavage est rétabli. Les intellectuels reprennent
le flambeau de la libération des esclaves: Lamartine, Tocqueville,
Broglie.... Révolte au Carbet. Période estimée de la fin de "l'immigration
forcée". Des accusations de subversion sont portées contre BISSETTE,
un cadre de couleur et… des déportations massives sont opérées
pour décourager les velléités de reformes égalitaires du gouvernement
qui avait affranchis plus de 24.000 personnes de couleurs. Le
11 janvier, Fort-Royal (Fort de France) est anéanti par un tremblement
de terre.
1845 Première implantation d'une usine à sucre , John Thorp, au
Fort-Royal, elle crée de nouveaux rapports de force, le nombre
d'"habitations" diminue.
27 avril 1848 : Abolition de l'esclavage
par le II° République considérée comme un acquis de Victor SCHOELCHER
(en oubliant, un peu vite : révoltes, nègres marrons, Haïti, tous
les lobbies anti-esclavagistes). Le décret fut connu le 3 juin,
mais l'émancipation fut effective le 23 mai soit 11 jours avant
par suite d'émeutes le 22 mai à St Pierre. Il est fait, dès lors,
appel aux travailleurs Hindous "coolies" (26.000), à des Africains
(10.000) et à des Chinois (env. 1.000), sous contrat pour poursuivre
les récoltes de cannes, mais ces dernières commencent à être sérieusement
concurrencées par le sucre de betteraves, et le monopole du sucre
des Antilles est désormais battu en brèche. De nouvelles cultures
apparaissent: ananas, riz.
1862-67 Guerre du Mexique, la Martinique sert de base arrière
.
1843 - 1880 le temps des usines pour la canne, sucre et rhum ;
les moulins à vent sont remplacés par les moulins à vapeurs. Aussi,
les rendement passent de 56% de jus à 80%.
1848, nombre d'anciens esclaves préfère s'installer sur les terres
pour exploiter des terres qu'ils peuvent acquérir. Face à la pénurie
de main d'œuvre, les colons demandent une aide pour prendre en
charge pour les Antilles l'envoi de près de 10.000 Indiens et Chinois.
La Monarchie refuse. Les grands propriétaires font appel aux îliens
de Madères et des Açores. Mais ceux-ci, après avoir effectué leur
temps sur les terres, optent pour le commerce. Les colons obtiennent
l'autorisation en 1852 de faire installer Indiens et Chinois ;
l'état participe à 250FF, la colonie à 100FF et l'employeur à
150FF.
Arrivée à compter de 1854 d'Hindous, de Chinois et d'Africains
pour des contrats de 5 ans jusqu'en 1889. 1851 : Création des
Banques à la Martinique pour aider les propriétaires confronter
à la perte de leur main d'oeuvre peu onéreuse.
1880 : Le français Ferdinand de Lesseps commence à percer le Canal
de Panama.
1886 Premières automobiles.
1895-1906 captivité au fort de Fort-de-France du roi BEHANZIN,
roi du Dahomey (Bénin, Togo, Nigéria). 1902 : La ville de Saint-Pierre,
alors ville principale, est détruite par l'éruption du volcan
de la montagne
Pelée.
1903 Premiers avions.
1914-1918 De nombreux martiniquais
meurent au front.
1918 - 1928 prospérité sucrière et forte exportation
pendant la grande Guerre...,
1936 Premiers postes de Télévision.
1940: La Martinique se retrouve sous l'autorité de l'amiral ROBERT
dépendant de celle de Vichy et alors soutenu par les USA. Les
temps changent, l'amiral reste attaché au Maréchal Pétain.
De
mai 42 à juillet 43, c'est la disette.
1944 : Création de la Caisse Centrale.
1946 Premier ordinateur.
19 mars 1946 : Avant la constitution
de la IV° République et à l'unanimité, la Martinique, la Guadeloupe
et la Réunion, sont érigées en département à la demande plus particulière
de: Mme Félix EBOUE, Mr Gaston MONNERVILLE, Mr Raymond VERGES,
et sur le rapport de Mr Aimé CESAIRE, poète et maire PC de Fort-de-France
jusqu'en 2001. Ce statut ne sera jamais proposé aux les 3 "départements"
de l'Algérie!
Les "4 Vieilles" sont plus anciennes que la CORSE, l'ALSACE et
la LORRAINE.
1957 Premier satellite artificiel autour de la Terre.
Création
du Marché Commun de l'Europe (Traité de ROME qui intègre dans
son ensemble les départements d'Outre-mer, tout en bénéficiant
d'un régime spécial).
1958 V Constitution: "Art. 73 - Le régime
législatif et l'organisation administrative des départements d'outre-mer
peuvent faire l'objet de mesures d'adaptation nécessitées par
leur situation particulière."
1958 : La caisse de sécurité sociale ouvre avec des restrictions
au niveau des prestations sociales et des allocations familiales.
1959: L'IEDOM remplace la Caisse Centrale.
1960 : Plan du Général Nemo qui, principalement de 1966 à 75,
permit l'émigration de 150 à 250.000 martiniquais vers la métropole
tant pour y réduire un chômage latent que, et surtout, pour freiner
l'immigration algérienne.
1964 - 1970 réforme foncière,
1966 la France quitte l'OTAN, tension
avec les USA, construction de la piste du Raizet en Guadeloupe. 1967 Premiers
pas de l'Homme sur la Lune.
1966/75 transfert vers la métropole
ou autres DOM de 2 500 à 3 000 personnes /an.
1975: * Les billets
de la Banque de France remplacent ceux de l'IEDOM.
* Création
de l'Université Antilles-Guyane, 500 étudiants, en 1995= 5 000.
Loi du 2 mars 1982 : loi de décentralisation, en application de
la relative aux droits et libertés des communes, des départements
et des régions, est adoptée le 31 décembre 1982 par l'Assemblée
nationale pour les départements d'outre-mer.
Ainsi, sur la même surface, "cohabitent" un Conseil Général, un
Conseil Régional et un Préfet de Région.
1983: Série d'attentats
par l'ARC (Alliance Révolutionnaire Caraïbe) dont en Martinique.
1986 - Loi de Défiscalisation des DOM (Loi dite "PONS") 11/07/86
modifiée en 93,
- Loi Littoral réaffirmant les 50 pas géométriques
de 1664 (81,20 mètres depuis le large).
1992 Maastricht (Europe) reconnaissance de la situation d' "ultrapériphéricité"
des DOM, avec droits prioritaires dans les actions tel que FSE,
FEDER, FEOGA, POSEIDOM, REGIS, FED. 1994 Loi PERBEN pour une relance
de l'emploi par des aides octroyées aux entreprises, - Prise de
conscience en Martinique que l'EUROPE est un partenaire !
1996: Harmonisation des Prestations sociales et du SMIC.
1998 : Nouvel aéroport du Lamentin.
2001: LOOM = Loi d'Orientation des DOM, soutien économique avec
l'aide de l'Europe et ouverture vers un statut propre à chaque
Département.
Propos concernant le chef-lieu: FORT-de-FRANCE.
Le fondateur de la ville fut le Comte de Blénac,
Gouverneur Général des Iles du Vent : Charles de Courbon.
Avant de prendre définitivement le nom de Fort de France, l'actuel
chef lieu de la Martinique ne cessa d'en changer. La ville appelée
"Fort-Royal" jusqu'en 1793, fut rebaptisée "République-Ville"
ou "Fort de la République" de février 1793 à mars 1794, puis à
nouveau "Fort-Royal" jusqu'en 1802. Nommée "Fort de France" de
1802 à 1809, elle redevient "Fort-Royal" jusqu'en 1848, date à
laquelle le nom se fixa en "Fort de France". Mais les habitants,
les Foyalais héritent tout de même de la première appellation
de "Fort-Royal".
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Economie Martinique |
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GEOGRAPHIE
Superficie: 1 128 km2 .Densité 99 : 339 H/Km2
CHEF LIEU: FORT -DE-FRANCE DÉMOGRAPHIE Population 1999 : 382 000
HABITANTS Taux de natalité 97: 14,6% dont 68% hors mariage. Nombre
de ménages 1997: 125 200
DONNEES GENERALES PIB 95 : 28 388 millions F. .PIB/H 96 : 78 600
F Population active (1999) :
166 000 Taux de chômage (1999) : 26,6 % Homme : 26 % .Femme: 32
% Demandeurs d'emploi (1/1/98) : 50 000
ÉCONOMIE (1/1/99) Nombre d'entreprises : 23 646 BTP : 3 341
INDUSTRIES : 1 984 COMMERCES : 7 462
SERVICES ET TRANSPORTS : 10 859 TRANSPORT (1/1/99) AERIEN Nombre
de passagers : 1 766 000 Fret AERIEN commercial (arrivée) : 9
000 t (départ) : 6 000 t Fret MARITIME commercial (arrivée) :
1 879 000 t (départ) : 813 000 t TOURISME (1998) Nombre de chambres
: 3 849 Nombre de touristes : 549 000
.MÉTROPOLE/DOM: 380 021 .soit 79,7 % USA + CANADA: 18 241. soit
3,8% % EUROPE: 26 409 .soit 5,5 % CARÂiBES : 47 895. soit 10,1
% AUTRES: 4 321 .soit 0,9 % COMMERCE EXTÉRIEUR (1998)
IMPORTATIONS : 9 927 millions F. EXPORTATIONS : 1 668 millions
F, dt pdts pétroliers. AGRICULTURE - FORET - PÊCHE (1997) Nombre
d'exploitations : 5 391 Canne traitée : 192 000 t. Banane : 273
000 t Pêche : 6 000 t Sucre : 7 000 t. Rhum: 69 000 hl.
Sources INSEE 2000
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| Infos
pratiques Martinique |
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Quelques informations utiles pour la Martinique: les caraïbes
sont les lieux de manifestations naturelles importantes mais qu'il
convient de demystifier sans pour autant les ignorer:
* Les cyclones : A chaque hivernage, entre juin et décembre, mais
plus particulièrement de septembre à novembre, la population
réagit à la moindre alerte émise par la préfecture. Bien préparé,
et habitant dans une maison en dur , il n'y a pas lieu de s'inquiéter
autres mesures et de respecter les consignes largement diffusées.
* Les tremblements de terre : Certes, il y a entre 350 et 500
tremblements de terre par an, mais en 10 ans , seuls 3 ou 4 ont
été effectivement ressentis et sans dégât
majeur.
* Les risques volcaniques : Le volcan de la montagne Pelée est endormi depuis
près d'un siècle. Il est d'un type de volcan qui ne prévient
pas, mais il se situe dans une zone très peu peuplée hormis la
ville de Saint-Pierre qui a perdu de son importance depuis la
dernière manifestation du volcan en 1932.
Autres propos
couramment exprimées:
La vie chère : Les moyens de transport entre l'Europe et la
Martinique
se modernisant sans cesse, la concurrence entre les hyper marchés
font que le coût de la vie n'est plus aussi chère qu'elle le fut.
De plus, il est clair que le coût quotidien dépend aussi de sa
façon d'acheter, aux marchés locaux ou dans des rayons de produits
qu'européens.
Le coût de la vie est à rapprocher de celui de la région parisienne.
Notons que plus de 40% de la population est fonctionnarisée, et
ceux-ci ont besoin de justifier leurs "40% de vie chère". ·
Les animaux
: Il y a des serpents, mais dans des lieux précis. Il n'y a pas
d'araignées dangereuses.
Seul, le mille pattes (scolopendre) est à craindre pour les très
jeunes enfants: son venin correspond à celui du scorpion.
Il y a des blattes et des moustiques comme dans tous les pays
tropicaux.
En plus de la mer… il y a beaucoup de coins charmants
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Marie-Galante
Description
de Marie-Galante
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A une trentaine de km, à 15 minutes en avion et 45 en bateau,
orientation Sud Sud-est de la Guadeloupe, Marie-Galante est la
5ème île des Petites Antilles et la 4me des françaises par sa superficie 158 km2 (12 fois Les Saintes).
Sa forme arrondie (84km de circonférence; 15Km de diamètre) et
plate (elle culmine à 204 m) lui valut le surnom par les marins
espagnols de : SOMBRERO.
Elle est aussi appelée : la Galette. Pas si uniforme que cela,
elle est traversée par une faille dite "de la Barre" qui la partage
en 2 zones inégales, 1/3 basse au nord et 2/3 haute au sud, Elle
fut baptisée par Christophe Colomb le 3 novembre 1493 (2nd voyage)
du nom d'une de ses caravelles ( la Maria galanda) qui dût l'aborder
à l'Anse Ballet.
D'abord peuplée par les Arawaks (probablement vers les Galets),
puis par les Caraïbes (appelés Kallina ou Kallinago) venus de
la Dominique vers l'an 1000 dans le nord de l'île, qui les extermina.
Les Caraïbes l'appelaient AÏCHI ou "Aulinagan", terre à coton.
Pendant 150 ans, l'île resta à l'abri de toute convoitise. En
1645, elle eut comme gouverneur celui qui deviendrait le père
de la marquise de Maintenon, mais celui-ci n'y laissa aucun souvenir.
* Novembre 1648, le Gouverneur HOUEL (contre l'avis de la compagnie
de St Christophe) envoya une cinquantaine de colons à Vieux-Fort
pour la soustraire aux Anglais et pour y cultiver la canne, mais
ceux-ci furent vite exterminés par les Caraïbes de la Dominique
qui comptaient la garder comme base de ravitaillement (épisode de
la plage du Massacre au cours duquel les Caraïbes, voulant se
venger d'un raid de flibustiers(*) martiniquais à la Dominique,
vinrent planter les têtes des colons le long de la plage de Vieux-Fort).
En 1653, HOÜEL finit par installer un fort à Grand-Bourg qui n'empêcha
pas une lutte constante que se livrèrent les Hollandais (1676
et 3 autres fois) et les Anglais (5 fois de 1692 à 1816), et qui
freina l'essor de l'île la laissant à chaque ressac de conquête
complètement ruinée et dépeuplée.
De 1665 à 1671, la population
noire passa de 209 à 704 et représentait 57% de ses habitants
dont certains Hollandais exilés du Brésil.
De 1674, date de la faillite de la Compagnie Occidentale à 1763,
l'île a son propre gouvernorat. * 1720, l'île est reconstruite.
* Pendant une période d'accalmie, la canne finit par remplacer
le tabac en pleine crise.
1738 Introduction du 1er moulin à vent remplaçant ceux mus par
la force animale, les cultures secondaires disparaissent: indigo,
café et coton.
* 1792 Marie Galante, qui rejette la tutelle de la Guadeloupe
monarchiste, devient une "Colonie Indépendante" pour 2 années.
* 1818 on dénombre à Marie Galante 105 moulins à vents (d'où son
nom de "l'île aux cent moulins", dont il reste 80 vestiges et
2 restaurés), 30 sucrotes et 3 sucreries.
* 1838, incendie à Grand-Bourg.
* 1843, tremblement de terre.
* 1847 à 1849, Grand-Bourg est divisée en 2 communes, il s'en
suivit un bain de sang au morne Rouge.
* 1848 L'abolition de l'esclavage fut fêtée pendant 3 jours et
3 nuits à l'Habitation Pirogue (épopée de la mare au punch).
* 1865 cyclone suivi d'une épidémie de choléra.
* La quarantaine de moulins à vent en 1883 commence à laisser
place aux moulins à vapeur.
La belle histoire sucrière de Marie Galante
prendra fin avec la grande crise sucrière mondiale, mais l'île
reste productrice de canne à sucre et de rhum.
* 1902, 2nd Incendie de Grand-Bourg.
* 1914 Avec la guerre mondiale l'activité sucrière et rhumière
connaîtront un nouvel essor et on comptera jusqu'à 18 distilleries
en 1931 et 4 usines à sucre.
* 1928 cyclone et reconstruction des édifices publics par Ali
TUR.
* 1946 Marie Galante devient département français et en 1974
intégre
celui de la Guadeloupe, et comprennent 3 communes regroupées en communauté
de communes, Grand-Bourg (la "capitale"), Saint-Louis et
Capesterre-de-Marie-Galante.
Peuplée à l'époque de 20.000 habitants, elle n'en compte plus que
15.000, mais semble bien redémarrer sous l'impulsion du renouveau
d'une production sucrière biologique, du maintien de 3 distilleries
du rhum marie-galantais à 59° (!) et de "sirop de batterie" (produit
précédant soit le rhum distillé soit le sucre de canne) et du
tourisme vert naissant.
Curiosités: La Gueule Grand Gouffre et
la Grotte de 900 m, le château Murat, les moulins, de vieilles
maisons de bois dont certaines conservent des murs en "gaulette",
la mangrove de Vieux-Fort.
Extrait de l'Encyclopédie de Diderot
et d'Alembert MARI-GALANTE, s. f. (Géog.) île de l'Amérique, appartenant
à la France ; elle est située au vent de celles des Saintes, à
18 lieues au nord de la Martinique, & à 3 ou 4 de la pointe des
salines de la grande terre de Guadeloupe.
Cette île est presque ronde & peut avoir 18 lieues de tour ; ses
bords sont fort escarpés dans certaines parties, mais les montagnes
qui couvrent l'intérieur du pays sont moins hautes que celles
des hautes îles, la terre y produit du sucre, du caffé, beaucoup
de coton & quantité de mays & de légumes, elle n'est pas bien
pourvûe de rivieres ; à cela près cette île est très-agréable.

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St Martin
Description
de Saint Martin
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Ile des Petites Antilles, une des îles Sous-le-Vent, entre les
îles Anguilla et Saint-Barthélemy.
La partie nord, appelée Saint-Martin,
est rattachée à la Guadeloupe. La partie sud, appelée
Sint Maarten, possède un gouvernement autonome et fait partie
des Antilles néerlandaises.
La partie française
a une superficie de 52 km²; celle de la zone néerlandaise à
de 34 km².
L'agriculture et l'industrie sont limitées, (autrefois
l'île exportait son sel marin), mais le climat tropical et venteux
et la beauté de l'île de Saint-Martin attirent de nombreux touristes.
La principale ville française, Marigot, et la principale ville
néerlandaise, Philipsburg, sont toutes les deux des ports francs.
La population de la partie néerlandaise de l'île s'élève à 33.459
habitants ; celle de la partie française s'élève à 28.518 habitants.
Les Français et les Hollandais occupèrent en même temps l'île
en 1648 et, le 23 mars de cette année-là, ils acceptèrent de se
la partager. C'est donc une île à un caractère particulier, très
touristique. Du côté français, farniente et
d'exotisme, du côté hollandais, shopping et casinos.
 
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St Barth
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Commune de l'arrondissement de Saint-Martin, située à 200 km au
nord-ouest de la Guadeloupe. La ville principale de l'île est
Gustavia. L'activité dominante de l'île est le tourisme.
Plus difficile d'accès (son aéroport fait parti de la liste (de
5 lieux) interdite au pilote non muni d'un brevet spécial) que
la Guadeloupe. Saint-Barthélemy développe un tourisme de luxe,
s'appuyant sur des infrastructures hôtelières adaptées à une clientèle
fortunée particulièrement américaine. Gustavia est un port franc
qui accueille une importante navigation de plaisance!; c'est aussi
un port de pêche.
L'île de Saint-Barthélemy fut conquise par la France en 1648.
De 1784 à 1876, elle fut possédée par les Suédois, qui
baptisèrent la ville principale du nom de son roi "Gustave
III", avant de revenir à la France.
L'arrondissement qu'elle
forme avec Saint-Martin est rattaché administrativement au département
de la Guadeloupe. Superficie : 20 km²; population : 5.043 habitants.
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Les Saintes
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Après la Désirade et Marie Galante, Christophe COLOMB découvrît
le 4 Novembre 1493 ce petit archipel de 6 îlets à 10 km au Sud
de la Guadeloupe qu'il dénomma "Los Santos", en l'honneur de la
fête de la Toussaint.
Dépourvu d'eau, ce n'est qu'en 1648 que
les Français s'y installent pour sa situation stratégique parfois
qualifié de "Gibraltar de la Guadeloupe", mais plutôt désigné
par certains comme l'une des plus belles rades du monde avec un
climat qui ressemble à certaines côtes du Sénégal.
1659, quand les "seigneurs" se partagent la Guadeloupe, HOUËL
la reçoit dans ce dépeçage, dès lors son destin est attachée à
la Guadeloupe continentale et chaque monticule se voit doté de
fortifications avant même celle du Fort Napoléon qui sera construit à l'époque
de l'Empereur, à la mode Vauban.
Le 15 Août 1666, les français contraignent les Anglais à se rendre
après qu'ils aient perdu leur flotte, composée de 5 navires qui
venaient de mettre par le fond 2 navires français, appareillée
dans la baie, suite à une tempête. Cet événement est toujours
fêté le 15 Août.
Le 12 Avril 1782, malgré plusieurs années de reconquêtes fructueuses,
la flotte française commandée par le comte de Grasse est anéantie
: trafalgar antillais, c'est ce que l'on nomme par "La bataille
des Saintes", par laquelle la France perdit tous ses acquis de
sa participation à l'indépendance des USA. L'archipel ne reviendra
à la France qu'en 1815. Le fort Napoléon ne servit qu'en tant
que la prison de dissidents notoires au gouvernement de
Vichy.
Malgré sa petitesse (19Km²), sa faible habitation actuelle
(2.800 à 3.000 saintois), ces 6 îlets ne comptent pas moins de 2
communes (ce qui ne fut pas toujours le cas, mais la raison de
l'éloignement des îlets principaux s'est imposée): Terre de Haut, l'île la
plus touristique avec le morne le plus élevé celui du Chameau
(309m) , et Terre de Bas.
A Terre de Haut, seuls les produits de la mer pouvaient faire
l'objet d'une économie. Sa population est restée celle des premières
colonisations et comme la main d'œuvre y était suffisante en
rapport avec l'activité, cette population ne s'est pas enrichie
d'autres (mythe de l'origine bretonne). Par contre, à Terre de
Bas, sa géographie permettait quelques cultures et ceci entraîna
l'usage d'esclaves pour traiter l'indigo, le coton, le
café,... D'où un métissage la différenciant de Terre de Haut.
Extrait
de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert : SAINTS, plus communément
SAINTES, ISLES DES, (Géog. mod.) ce sont trois petites îles situées
en Amérique entre la pointe méridionale de la Guadaloupe, & la
partie septentrionale de la Dominique, sous le vent de Marie-Galande.
Ces îles sont disposées de telle sorte qu'elles forment au milieu
d'elles un port fort commode ; leur terrein quoique très-montagneux,
produit du coton, du caffé, du tabac, du mahys & des légumes ;
les habitans françois qui les occupent, élevent des bestiaux,
des volailles, des cabris, des moutons & des cochons dont ils
font commerce avec la Guadeloupe & la Martinique.
Le pays est sain, à l'exception de quelques fievres annuelles
; & il manque d'eau courante. Saint-Barthélemi, île appartenant
aux François qui y cultivent du tabac, du coton & des légumes
; elle est située par les 17 degrés 45 minutes, entre Saint Martin
& S. Christophe. Saint-Martin, l'une des Antilles située par les
18 degrés de latitude au nord de l'équateur, entre l'Anguille
& S. Barthélemi. Cette île est occupée en commun par les François
& les Hollandois qui y cultivent du mahis, des feves, & autres
légumes dont ils font commerce à la Martinique.

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La désirade
Description de la Désirade
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L'histoire dit que Christophe Colomb, au moment même où le
menaçait une mutinerie de ses marins las de ne pouvoir aborder de terres, aperçut
cette île si "désirée" ! d'où son nom.
A quelques km de la Pointe
des Chateaux de la Guadeloupe, à 6 minutes par avion, la Désirade
fut occupée par des amérindiens et fut habitée jusqu'au XVII°
par des Caraïbes.
En 1728, y fut construite une léproserie,
puis de 1763 à 1767,
on y installa (comme finances) les jeunes métropolitains susceptibles de deshonorer
par leurs comportements les grandes familles.
Jusqu'à l'abolition
de l'esclavage, on y cultivait du coton. Puis, les désiradiens
devinrent de célèbres marins (et non pêcheurs) forts prisés dans
la marine marchande et la Royale.
Habitée par moins de 1.500 habitants, l'île se tourne vers le
tourisme grâce à ses plages abritées, et sa dépendance: "petite
terre", lieu écologique par excellence tant par sa faune que par sa flore.
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